L’espoir est-il perdu ?
L’espoir est-il perdu ?
À l’heure où les autres continents pensent à leur expansion politique et économique pour conquérir le monde ? L’Afrique reste le continent qui continue de faire fuir ses bras valides et ses meilleurs cerveaux vers les autres contrés ?
Le désir d’ailleurs
Le désir d’ailleurs, ce sentiment totalement légitime pour tout jeune ayant des rêves, se heurte souvent à un mur pour les jeunes africains. Entre les difficultés administratives, le manque de moyens financiers et les coûts exorbitants des moyens de transport, sortir de sa terre natale pour aller découvrir le monde devient un défi. Et comme toute chose qui paraît si belle, mais si interdite, elle attire une envie folle au point où y parvenir est une forme de réussite aux yeux des siens. Cette envie naissante aura vite fait d’être saupoudrée de témoignages de mode de vie fast des binguistes (immigré africain en Europe) et du fantasme de l’eldorado occidental vendu dans toutes les productions audiovisuelles venant du nord.
Dès lors, certains jeunes prennent la décision de miser leur destin sur la voie de la méditerranée dans la quête de cet ailleurs sans s’imaginer à quel point le chemin serait long et semé d’embûches.
L’eldorado piégeux
À la recherche de ce bonheur tant désiré s’arriment un amas de rêves, d’espoir, mais aussi d’illusions. Les jeunes qui entreprennent le périlleux voyage à travers le désert et la mer Méditerranée ne sont pas seulement ceux qui fuient la pauvreté, la guerre et les crises humanitaires ; il y en a qui fuient également l'incertitude et cherchent un avenir meilleur. Mais au fil des ans, cette quête d'un espoir renouvelé semble de plus en plus compromise. Les frontières européennes, devenues des remparts quasi infranchissables, laissent de nombreux candidats à l'émigration échoués dans des camps surchargés et des conditions déplorables. De plus, les politiques migratoires restrictives et les attitudes xénophobes exacerbent la situation, jetant un voile sombre sur la perspective d'un avenir meilleur. Les communautés immigrantes sont confrontées à des défis d'intégration, tandis que les préjugés et les stéréotypes alimentent le sentiment d'exclusion.
L'espoir, autrefois un moteur puissant propulsant nos jeunes vers des horizons inexplorés, parait se transformer en une étreinte éphémère. Alors où se trouve l’espoir (répétition du mot espoir) ?
Où est l’espoir ?
L’espoir est dans la prise de conscience des populations africaines et de nos élites.
On ne peut pas fuir le continent le plus riche du monde pour aller chercher la richesse ailleurs. Nous devons réfléchir à construire et bâtir le savoir-faire nécessaire pour exploiter nos propres richesses. Aussi, nous devons abolir le règne des élites, trop savant en théorie, mais nuls en pratique qui n’ont pour seul crédo que de s’enrichir au pouvoir. Les vrais patriotes ne sont pas ceux qui poussent à la haine interethnique et à la violence , mais ceux qui agissent dans le sens du développement. Pour faire renaître l’espoir, nous devons cultiver des champions locaux, fabriquer des millionnaires made in Africa, moderniser nos pays et inspirer la jeunesse.
Nul n’est prophète chez soi, c'est vrai , mais on ne peut être aussi à l’aise ailleurs que chez soi. Ce paradis que nous recherchons tant en Europe , c’est à nous de le construire ici en Afrique. Alors chère jeunesse, retroussons les manches, plions les pantalons et faisons briller la terre mère.
D.Fortune GNANGUENON

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