CAN 2024, les Lions de la Téranga vont-ils réussir l'exploit de conquérir une deuxième étoile d'affilée ?
CAN 2024, les Lions de la Téranga vont-ils réussir l'exploit de conquérir une deuxième étoile d'affilée ?
Alors que la grande messe du football africain s’approche à grands pas et que toutes les attentions sont cristallisées en direction d’Abidjan, l’une des questions qui revient sur toutes les lèvres est “qui ?”.
Qui va arracher la couronne aux lions de la téranga?
Rois incontestés de l’Afrique depuis deux ans, ayants assis leur domination en faisant une razzia de tous les trophées footballistiques du continent, ils s’érigent d'emblée comme grandissimes favoris à leur propre succession.
Mais comme le dirait Rigobert Song : “c’est quand tu sais que tu n’es pas en danger que tu es en danger”.
Nous allons ainsi décrypter à travers cet article les forces en présence pour cette CAN 2024. Nous soulignerons ainsi les équipes qui représentent un danger pour les poulains d’Aliou Cissé et qui pourraient créer la surprise en s’emparant du trône du lion pour s’ériger en nouveau souverain du continent.
Les grands challengers
Parmi les spécimens qui menacent le plus le trône des lions de la Téranga s’érigent deux autres Félins, à savoir les Lions de l’atlas et les lions Indomptables.
S’étant fait remarquer lors du dernier tournoi mondial de 2022 en brisant le plafond de verre des demi-finales pour une équipe africaine, l’équipe du royaume chérifien s’est hissée en grande favorite de cette compétition. Bien que leur sélectionneur Walid Regragui ait essayé de calmer les choses en étant plus prudent dans ces dernières sorties médiatiques, il n'en demeure pas moins que de grandes attentes s’érigent autour de cette équipe.
Les lions indomptables quant à eux viennent en Côte d'Ivoire sans “aucune humilité” comme il est de mise chez les continentaux. Comme l’a déclaré le capitaine Vincent Aboubacar, dans l’émission talent d’Afrique et relayé dans les colonnes de Foot Africa « Nous quand on part dans une compétition, on a une autre mentalité…. on reste focus sur l’objectif qui est d’aller le plus loin ». Il est clair que le mot d’ordre pour lui et ses coéquipiers est d’aller chercher la victoire finale . Mais (Abouchou) comme surnommé par ses parents de Garoua aura fort à faire face aux autres équipes et notamment le pays Organisateur.
Les éléphants à domicile sont aussi proclamés favoris par certains spécialistes du foot africain comme Nabil Djellit. Même si les coéquipiers du capitaine Serge Aurier restent sur une douloureuse élimination face aux pharaons lors de la dernière CAN, il n’en demeure pas moins que, poussé par tout le peuple ivoirien, ils n’ont pas d’autres choix que de faire aussi bien qu’en 2015. Les pachydermes sont en mission pour clouer le bec à tous leurs détracteurs et surtout les rivaux camerounais pour donner la joie au peuple ivoirien.
Voilà pour les grands favoris cités dans les débats, dû à leur statut et à leurs récentes performances. Penchons-nous maintenant sur le cas des outsiders.
Les outsiders
Les principaux Outsiders de cette CAN restent les pharaons d’Égypte et les Fennecs d’Algérie.
Finalistes de la dernière édition, on aurait pu les classer parmi les grandissimes favoris, mais absents de la dernière coupe du monde et toujours Salah – dépendant, ils avancent masqués. Mais le pays des pharaons étant éternel, personne ne sait mieux qu’eux comment s’ériger en finale d’une CAN à coup de talent et de malices. Même si le talent y est moins aujourd’hui que jadis, les joueurs comme Gabasky, M. Elneny et M.Salah forment une ossature solide sur laquelle cette équipe peut se reposer pour aller chercher un 8ᵉ sacre continental.
Les Fennecs quant à eux sont une bête blessée en quête de revanche. Éliminés de la dernière CAN sans avoir pu concrétiser leur domination dans le jeu, ils ont à cœur de faire mieux que laver leur honneur. Renforcés par des binationaux, ils arrivent le couteau entre les dents, prêts à en découdre. Il faudra alors une meilleure gestion des émotions, surtout de la part de leur sélectionneur qui n’a pas pu cacher sa frustration lors de la dernière élimination en ayant des propos très peu commodes.
Les autres outsiders de cette liste sont les équipes du Mali et du Burkina Faso
Les Aigles du Mali, tel un oiseau maudit, peinent depuis toujours à s’envoler au-dessus du foot africain. Doté d’une réserve de talents à en faire jalouser plus d’un, les aigles n’arrivent toujours pas à trouver la bonne formule pour passer le cap des demi-finales. Nous espérons que cette année sera différente pour eux, car ils pratiquent un beau football qui ne peut laisser indifférent tout amoureux du cuir rond.
Les Étalons sont plutôt très attendus pour confirmer leur retour sur le devant de la scène après un brillant parcours en 2021 et un début de qualification tonitruant, ils se retrouvent sur une série de performances mitigées depuis le remplacement du sélectionneur Kamou Malo. Mais comme ils savent si bien créer la surprise, il est important de les surveiller de près, car ils pourraient galoper vers leur premier sacre.
Les incertains
Les incertains sont les équipes qui, bien que redoutables, sont également capables du meilleur comme du pire en cette compétition.
Au rang de ceux-ci, nous comptons le Nigéria, le Ghana et la Tunisie.
Les Super Eagles débarquent à Abidjan avec une flopée d’attaquant de classe mondiale à l’instar du ballon d’or Africain Victor Osimhen. Mais le vrai problème qui se pose est l’équilibre de cette équipe, car derrière c’est un peu le désert. Vont-ils jouer un football total avec six attaquants ou vont-ils miser sur la solidarité ? Premières réponses des le 14 janvier face à la Guinée équatoriale.
Les Blacks star restent sur une élimination surprise lors de la dernière CAN avec une défaite contre la surprenante équipe des Comores. Le néo-International Inaki williams et les frères Ayew ont peut-être une carte à jouer lors de cette compétition, affaire à suivre.
Les Aigles de Carthage sont l’une des équipes les plus régulières en CAN ces dernières années avec une 16ᵉ CAN d’affilée depuis 1994. Menés par le vieillissant, mais talentueux Youssef Msakni, cette édition est peut-être le moment pour eux de retoucher au sacre une deuxième fois.
Les petits poucets
Les petits poucets sont les autres équipes moins visibles de cette CAN, mais qui ont prouvé par le passé qu’ils peuvent marquer une compétition de leur empreinte.
La Gambie de Moussa Barrow quart de finaliste à la dernière CAN ; la Guinée équatoriale de Nsué, tombeur des aigles en huitième de finale et enfin les revenants Angolais, grand acteur sur la scène africaine en 2006 et 2010.
Petite pensée à mes Écureuils devenus guépards, quart de finaliste en 2019 que nous espérons revoir dans la prochaine édition de la plus grande Messe du football Africain.
En attendant, enfilez vos maillots, sortez vos vuvuzelas et surtout, attrapez bien votre cœur pour vivre un mois de fêtes, d’émotions et de célébrations. D. Fortune GNANGUENON.
C'est perninent, cette réflexion !
RépondreSupprimerMerci. Vive le football africain
SupprimerLes jours à venir nous feront découvrir la vérité en face. J'ai hâte de voir la scène que nous prépare cette CAN !
RépondreSupprimerAh oui, ce sera une belle fête, on a hâte.
Supprimerourahhh ! ourahhh ! On a hâte de voir débuter cette rencontre.
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